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La place des Femmes dans la guerre

Lorsqu'on parle de la première guerre mondiale, les premiers mots qui nous viennent à l'esprit sont "poilus", " tranchées" "souffrances"... mais rares sont ceux qui accordent une importance à l'action des femmes à l'arrière. Pourtant elles ont été un indispensable soutien à l'effort de guerre et ont dû pendant 4 ans remplacer les hommes que ce soit dans les campagnes ou les industries.


La guerre rend la vie quotidienne des femmes difficiles. Rapidement, elles vont remplacer les hommes partis se battre sur le front.


Dès août 1914, les femmes doivent assurer le travail des champs et s’attèlent aux travaux agricoles. Elles sont soutenues et encouragées par le gouvernement à soutenir l’effort de guerre : « Je vous demande de maintenir l’activité des campagnes de terminer les récoltes de l’année, de préparer celles de l’année prochaine. » (Discours de René Viviani en août 1914)


Dans les villes, celles qui fabriquent des armes dans les usines sont surnommées les "munitionnettes". Les femmes auront fabriqué en quatre ans 300 millions d’obus et plus de 6 milliards de cartouches. Les femmes sont aussi employées dans des travaux administratifs comme la distribution du courrier ou la conduite des transports.


Beaucoup de jeunes femmes s’engagent comme infirmières dans les hôpitaux qui accueillent chaque jour des milliers de blessés. Elles assistent les médecins qui opèrent sur le champ de bataille. Certaines sont marraines de guerre : elles écrivent des lettres d’encouragement, envoient des colis aux soldats, qu’elles rencontrent parfois lors de leurs permissions.


Après leur journée de travail, celles qui sont mariées doivent encore se consacrer, seules, à leur famille, patienter dans des files d'attente interminables pour obtenir à peine de quoi manger ou se chauffer. Elles vivent dans l’attente des nouvelles du front et dans l’angoisse de perdre un être cher. Le conflit laissera derrière lui plus de 700 000 veuves.

Avec la Première Guerre mondiale, les femmes ont fait les premiers pas sur le chemin de l’émancipation. Mais pour beaucoup, l’après-guerre a constitué un retour à la normale et aux valeurs traditionnelles. L’échec de l’obtention du droit de vote en 1922 en témoigne.


Ce site a été réalisé dans le cadre de l'éducation civique juridique et sociale en commémoration du 90e anniversaire de l'armistice de 1918 par 4 élèves du lycée Jean Durand à Castelnaudary:
Pourcine Fanny, Semat Julie, Thelisson Mathilde et Vancraeyenest Ambre.

Nous remercions particulièrement notre professeur d'Histoire et Géographie Mr Michel Dauzat pour son aide et son soutien.




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