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Les Femmes dans les industries
Les premiers mois de la guerre de 14-18 furent marqués par une crise de chômage féminin. En effet, la mobilisation d'une grande partie de la main-d'œuvre masculine entraînant la fermeture de nombreux établissements, beaucoup de femmes furent d'abord privées de travail.
Dès 1915 cependant, la nécessité de rouvrir certaines usines et d'intensifier l'armement détermine un renversement de la situation. On se trouve devant une pénurie de main-d'œuvre. Jusqu'à la fin des hostilités, l'un des moyens utilisés pour y faire face sera l'appel à la main-d'œuvre féminine. Le pourcentage de personnel féminin est désormais partout en augmentation. Dans les industries touchant à l'armement, les femmes en arrivent à représenter le quart des effectifs. Les prescriptions légales concernant le travail des femmes sont levées : les mesures de protection sont suspendues, les journées longues (12 h), les salaires bas.
Un Comité du Travail Féminin est créé, en avril 1916, par arrêté du Sous Secrétaire d'Etat de l'artillerie et des munitions .Il recrute les ouvrières, s'occupe de les acheminer vers les usines d'armement, et d'organiser leur hébergement. Cette "mobilisation féminine" devait avoir pour conséquence l'accès des femmes à des travaux qui jusque là ne leur avait pas été confiés ou qui étaient surtout effectués par des hommes. Ce sont surtout des industries travaillant pour l'armement qui appellent les femmes à occuper des emplois exigeants des formations qu'elles ne possèdent pas. Ce fait nouveau va avoir des répercussions importantes : l'objectif étant de diminuer au maximum le nombre des emplois civils masculins, des efforts vont être tentés pour rendre le plus grand nombre possible de ces travaux accessibles aux femmes.