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Les Femmes et les soldats

Les Femmes et les soldats

  • Les infirmières


40% des mobilisés sont blessés lors de la Grande Guerre.
La puissance de plus en plus importante des armes produites à l'échelle industrielle peut découper les chairs, arracher les membres, broyer les faces, allant jusqu'à la déshumanisation complète des corps, certains étant tout simplement pulvérisés par les obus de gros calibre. Les gaz ont également été meurtriers. Il en résulte des pathologies nouvelles conduisant à une transformation importante de la pratique chirurgicale, et des blessés désormais connus sous le nom de " Gueules Cassées ". Mais il faut aussi évoquer les séquelles psychiatriques de milliers de combattants traumatisés par la violence de guerre.


Photo prise à Castelnaudary pendant la Guerre


De nombreuses infirmières de guerre ont été mobilisées pour faire face à ce flot de blessés. Elles ont été présentes partout et ont fait preuve d'un courage remarquable. Dans de nombreux hôpitaux elles offraient une aide bénévole et dévouée malgré le manque de moyens et de formation.




  • Les Marraines de guerre:


La guerre de 14-18 vit apparaître une nouvelle figure : celle de la marraine de guerre. Parmi les femmes à l'arrière, les marraines de guerre écrivent des lettres ou envoient des colis aux soldats sans famille ou blessés. Véritable soutien moral, elles ont contribué à la motivation des soldats sur le front. Une sorte d'infirmière de l'âme, en quelque sorte. Pour les soldats qui vivaient quotidiennement l'enfer des tranchées, les lettres et les présents des marraines de guerre représentaient le lien avec la vie " normale " et maintenaient l'espoir de vivre un jour des instants meilleurs.

Au début de l'année 1915 que fut créée " La famille du soldat ", la première association destinée à venir en aide aux combattants. Cette association, fondée entre autres par Mesdemoiselles de Lens et de Vismes, fut parrainée par des personnalités de l'aristocratie et de la grande bourgeoisie catholique et conservatrice.

Sous la bannière de l'Union sacrée, du nationalisme et de la religion, cette première association encouragea les marraines à entretenir des correspondances avec les hommes du front afin de remuscler le moral de la troupe. D'autres œuvres, comme " Mon soldat ", obtiendront au début les encouragements du ministère de la Guerre. Des journaux parisiens prirent aussi des initiatives devant l'afflux de lettres de soldats qui réclamaient affection et nouvelles de l'arrière.

Cependant, " le marrainage s'étend très largement au-delà des soldats privés de famille et échappe au contrôle des œuvres fondées en 1915. Il se transforme en flirt épistolaire, en une relation sentimentale entre jeunes hommes et jeunes femmes ", explique l'historien Jean-Yves Le Naour.


Exemples de livres sur le lien fort entre les marraines de guerre et les soldats :

Cuenca, Catherine. La marraine de guerre.
Paris : Hachette, 2002. 89 p. (Livre de poche jeunesse)
Etienne, jeune Poilu dans les tranchées, correspond avec une inconnue à qui il confie tout. Mais il lui tarde de mettre un visage sur ce nom…




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